jeudi 11 avril 2019

Projets au masculin

Il est temps de vous parler des trois pièces qui m'ont bien occupé fin 2018: 2 projets couture et un pull tricoté pour monsieur! 


Daelyn Pullover de Isabelle Kraemer 

Ce projet est venu un peu par hasard, alors que je commandais chez la Filature de Valgaudemar avant leur fermeture définitive -snif-. Le chéri a beaucoup aimé ce fil Sable (70% Merino 30% Angora sourcé) et cette couleur lie de vin. J'avoue que j'avais un peu peur de l'aspect poilu pour un pull masculin; mais finalement vous allez voir que ça rend pas mal du tout! 

 

 

J'ai choisi le pull Daelyn de Isabelle Kraemer, l'une des seules designeuses à proposer des patrons à la fois femme et homme ou unisexes. Ici, il y a bien des instructions distinctes entre les deux genres. 
Le pull est simple, les explications limpides, rien à redire de ce côté.
Toutefois, j'ai du reprendre plusieurs choses pour adapter le patron à mon fil (un peu mousseux et souple) et à mon échantillon qui est à mi-chemin entre la dk et la worsted.
- Le col baillait trop tel quel, j'ai donc défait et tricoté 12 rangs de cotes (au lieu de 6 ) à l'encolure et j'ai fait attention à ne pas rabattre trop souplement afin que le col tombe bien avec des chemises. 
- j'ai tricoté deux fois les rangs raccourcis en bas du dos pour atteindre les bonnes dimensions. 


Pour le moment, le fil vieilli assez bien depuis début Février et prend un joli drapé après blocage. On peut voir qu'il bouloche un petit peu aux bras et en bas du dos mais rien d'anormal. 
Le chéri semble content de son pull et l'aspect poilu/mousseux n'est pas si présent que ça. 

Matériel: 
Aiguilles 3;5 et 4mm
1 000m de fil Sable (Filature du Valgaudemar) coloris Lie de vin. 



 


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Belvedere waiscoast (Thread Theory)

Causons maintenant du rojet couture assez ambitieux dans lequel je me suis lancée fin 2018. 
Cela fait un moment que le chéri rêve de gilets à porter sur ses chemises. Oui mais voilà, dans le commerce, soit il s'agit de gilet de cérémonies pas très adaptés, soit il faut le commander chez un tailleur et cela coute aussi cher qu'un costume 2 pièces... 
Je m'étais déjà penché sur la question ces 2 dernières années et avait testé deux patrons présents dans mes magazines Burda, mais c'était trop grand ou la coupe faisait vraiment grand-père. 
L'été dernier je suis retombée sur ce patron de Thread Theory qui correspondait parfaitement à ce qu'il cherchait. 

  
oui les boutonnières ne sont pas du même côté ^^"

Après deux toiles, la taille XS a été validée. J'ai pu coudre le gilet orange pour Noël, et j'ai terminé le second courant Janvier. Entre temps, j'ai repris le patron et enlevé des surplus de matière au milieu dos et sur les côtés. Nous sommes donc retombés à une taille XXS pour le second. Il faut donc que je reprenne le gilet orange car il prend des plis disgracieux quand il s'assoit... mais bon l'automne prochain hein! 


Ce qui m'a rassuré dans ce projet ambitieux, c'est la qualité des patrons Thread Theory: très précis, très complet, avec beaucoup de conseils pour ajuster ceci ou cela. L'étape des poches passepoilées et du montage gilet/doublure sont particulièrement bien faits pour un résultat très précis. Si je dois en refaire, je ressortirai ces techniques! Pour celles qui sont réticentes à l'anglais, sachez que le patron possède une version française des explications. 

  

 


Côté tissu, nous sommes allés nous fournir à la boutique Au Fuseau, à Annecy. Je savais que l'on trouverait des tissus de qualités pour ce projet. Comme ce genre de projet ne demande pas énormément de tissus, l'achat de tissus pour ces deux gilets m'est revenu à 110€ (sachant qu'un gilet coûte environ 300€ chez un tailleur). 

Le premier est un lainage texturé caramel/orange plutôt fin, assorti avec une popeline de coton noir et des boutons noir assez simple. 
Le second est un lainage plus épais, chiné bleu/gris/beige assorti avec un lainage beige. Celui-ci étant plus épais, je n'ai pas thermocollé toutes les pièces énoncés car j'avais peur que le tissu soit impossible à façonner. Je n'ai thermocollé que la zone des poches, les passepoils et la bande d'encolure. On voit que le tissu se tient moins au niveau des boutons, mais ce tissu me faisait trop peur pour faire autrement! ^^"
Les boutons sont issus de mon stock, ils sont en corozo et donnent pas mal de caractère au gilet.



Ce sont des pièces exigeantes, il faut savoir les coudre étape par étape, c'est un peu fastidieux.... mais quel bonheur d'avoir été accompagnée par Thread Theory tout le long! Je recommande vivement ce patron car il nous prend vraiment par la main.

Le chéri est enchanté, il les porte très souvent... Vous imaginez combien j'en suis fière! 

 
Matériels:
0,8m pour le devant
0,60cm pour le dos
1,2m pour la doublure
Thermocollant
Boutons provenant de mercerie











A bientôt!




jeudi 28 février 2019

Une étude en gris


Long time no see! 
Je me rend compte que cela fait bien plus de trois mois que je n'ai rien blogué... pourtant j'en ai cousu et tricoté des choses! J'ai fait plusieurs pièces pour monsieur -que je compte vous présenter bientôt- et j'ai cousu plusieurs projets qui ont malheureusement fini à la poubelle... Parmi les winners, il y a trois pièces intemporels qui manquaient à mon dressing. Amis du fluo fuyez, car on va parler de manteau noir, de robe et d'étole grises!


Quart Coat:
A l'automne, je me suis séparée de mes deux manteaux (pas seyant, doublure en liquéfaction et j'en passe). Lorsque ma grand mère m'a donné cette belle gabardine de laine qu'elle avait acheté des siècles en arrière pour faire un manteau d'officier à mon grand père; je ne pouvais pas ne pas faire un nouveau Quart!




Il est vrai que ma première version était une belle réussite, je l'ai beaucoup porté car très confortable et versatile. Toutefois, l'épaisseur du lainage m'empêchait de le mettre à la mi-saison, et j'étais souvent agacée par les zips aux manches qui accrochaient tous mes châles.

Cette version est donc simplifié: pas de zips et pas de boutonnière passepoilée -j'avais peur que mon tissu ne soit pas compatible-. J'ai tout de même conservé les pattes aux épaules et j'ai choisi des boutons officier histoire d'aller au bout de l'idée.

 
Contrairement à ce que la photo laisse penser, il n'attrape pas tant que ça les poils. Quand il y en a, son tissage serré fait qu'ils ne s'accrochent pas beaucoup et se brosse très facilement.



Je le porte non-stop depuis Novembre (en même temps c'est mon seul manteau ^^' ) et je l'adore! Il est encore plus confortable que le premier, et ce tissu est vraiment magique: une belle tenue tout en étant un peu souple, il marque bien au fer, la gabardine se porte avec tout, elle est coupe-vent, et garde la chaleur proportionnellement aux couches que l'on met en dessous. Je peux le porter de l'automne au printemps sans problème! Petit bémol, sa capacité à garder la chaleur atteint ses limites lorsque l'on reste longtemps dehors et qu'il fait 5°, même avec un pull worsted en dessous!

Fournitures:
Patron Quart de Pauline Alice
2,5m de gabardine de laine noire
2,5m de doublure
10 boutons officiers
Passepoil liberty moutarde


Robe Lucette

Depuis que je me suis cousue une robe Lucette version été, je guette les tissus compatibles pour une version hiver... il m'aura donc fallu bien deux ans pour trouver la perle rare!
Trouver un jersey de coton un minimum épais avec un peu de tombé c'est un vrai parcours du combattant! D'ailleurs si vous connaissez des références plutôt fixes dans le même esprit je suis preneuse!


J'ai trouvé mon bonheur chez Cousette (clic), qui proposait ce jersey, vendu avec un peu de souplesse et dont le grammage était assez proche du jersey de Rascol que je connaissais déjà bien.

Rien a dire sur le patron, ce fut une vraie couture plaisir. Je pensais faire des manches longues, mais par manque de métrage j'ai du rester aux manches 3/4. Prévoyez 3 mètres pour des manches longues avec l'option jupe à plis.




Fournitures:
Robe Lucette de Coudre le stretch (option manche 3/4 et jupon à plis creux)
2,5m de jersey de coton Oeko-tex gris chiné



Alize wrap:

J'avais eu un gros coup de coeur pour ce coloris de la Fée fil nommé Edimbourgh: c'est un gris moyen avec des speckles allant du vert clair au vert foncé, passant par des points jaunes. Cela m'a de suite rapeller mes séjours dans ce pays avec tous ces murs pleins de mousse et ces verts incroyables. 

J'avais une idée bien précise en tête: un design épuré et en majorité avec du jersey. Pas évident à trouver, d'autant que le métrage est assez juste (765m).
Pendant longtemps je pensais m'orienter vers le jet stream de Heidi Kirrmaier, principalement grâce à ces deux versions:

Version de Ginny Sheller (clic)

Version de NCL knits (clic)



Mais comme ces couleurs sont plutôt dans ma palette hivernale, j'ai finalement décidé d'y ajouter un fil mohair et d'aller vers un châle DK. 
Le Alize Wrap issu du livre Making stories: Breeze remplissait tous les critères; vient alors le choix du mohair... et là, la douche froide, c'est assez onéreux ces biquettes!
Certes le mohair de Drops reste très abordable, mais j'avais envie d'un fil plus qualitatif.
Le Lang lace et la Ito sensai étaient au coude coude, mais comme la Lang est facilement trouvable en mercerie, c'est elle qui a remporté la compétition!

Le beau Alize Wrap du livre Making stories : Breeze en Tulliver yarn


A titre indicatif, si l'on veut éviter la Drops kid-silk; la Ito sensai (10€ pour 240m) et la Lang lace (12€ pour 310m) restent les moins chers. Je pense que le fort taux de soie (40%) n'y est pas pour rien.
L'écheveau teint à la main le plus compétitif est la base Chimi de Patte de velours (15€ les 400m pour une base 72% mohair, 28% soie).



Le patron est limpide, très méditatif, et les finitions sont très soignés; je n'ai pas grand chose à dire hormis que je suis ravie du résultat!
Par manque de laine single, j'ai du commencer les côtes de fin 10 rangs plus tôt.
Comme je tricotais un peu lâche, l'étole est plus longue que les préconisations: 170 au lieu de 140 cm.

C'est un vrai doudou tout en légèreté et douceur, j'ai l'impression d'avoir un chaton autour du cou!
Le tissu est luxueux, vaporeux, et se porte aisément en étole ou enroulé autour du cou lorsque le besoin s'en fait sentir.









A bientôt!




lundi 19 novembre 2018

Pour des chaussures durables


Chose promis chose due; voici un article entièrement dédié à la chaussure. 
Celles qui durent, celles qui craquent, celles qui faut bichonner, toutes! (mais surtout celles que l'on garde looongtemps).

Au départ: Le constat du vide
Cela fait plusieurs années que le chéri parcoure certains blog de mode masculine (enfin surtout celui-ci), à l'affût des marques qui proposent de la qualité, de l'éthique et à des prix abordables. C'est notamment grâce à ce blog que l'on a découvert les pantalons Scavini (le monsieur de Cousu main dont je vous conseille de guetter les soldes) ainsi que la marque Bleu de chauffe qui propose des sacs à main fait en France, avec des cuirs tannage végétal français -Très populaires chez ces messieurs, aviez-vous entendu parler de leurs sacs chez les bloggeuses mode !?
Cet exemple est assez symptomatique: les tests produits pour évaluer la qualité (matière, couture, éventuellement chaine de production et provenance des matière) est assez courant chez les hommes (clic); mais alors dans le domaine de la mode femme... Ce n'est clairement pas le leitmotiv. Au mieux, on trouve des articles sur les intemporels du dressing, mais rien pour investir dans des pièces de qualité sur le très long terme -le comble-, du moins ce n'est pas l'argument de vente (ou alors c'est que je n'ai pas cherché au bon endroit). 
C'est là que je suis contente d'être couturière, car je peux au moins remédier à cet aspect. Comme je n'ai que 2 bras et que les journées ne font que 24h, je ne peux pas pallier à tous les niveaux, causons donc des mots qui fâchent: achat - qualité - chaussure !!

nb: Je ne suis pas crédule, je sais pertinemment que les marques contactent et rémunèrent ce blog pour ces tests produits. Dans tous les cas cela donne une très bonne synthèse, des découvertes et pleins de liens pour aller plus loin si on le souhaite.

Bleu de Chauffe

Mon quotidien, mon dressing et ma routine chaussure:
Avant d'aller plus loin, je voudrais dire deux mots sur moi: Si vous avez cliqué sur les liens de l'introduction, vous avez pu voir que les prix sont vites à 3 chiffres... Je voudrai préciser que je ne roule pas sur l'or, bien au contraire. Tous ces achats ne sont -quasiment- pas compulsifs et s'ils coutent chers, ils s'inscrivent souvent dans une démarche qualité-durabilité. Je n'ai aucune action dans aucune marque cité dans cet article, et ce n'est que le fruit de mon expérience et des retours que j'ai pu entendre autour de moi.

Voilà, ça c'est dit. 

Autre aveu: Les chaussures... ben j'adore ça! Je n'écouterai que mon petit coeur j'aurai des crush trèèès régulièrement; mais mon compte en banque et mon placard n'étant pas extensible, j'ai choisi d'en avoir peu mais des intemporels.
Mon dressing se compose donc:
- 8 paires de chaussures mi-saisons à hiver (bottines, derbies, escarpins)
- 1 paires de baskets en toile
- 3 paires de sandales été. 

Eh oui, aucune basket hormis une pour dépanner; je déteste ça! ^^ 

Côté routine, je peux dire que je vie littéralement avec mes chaussures. Je veux dire par là que ma routine n'est pas du tout transport-voiture/boulot bureau/transport-voiture, mais plutôt 25min de marche, au boulot je piétine, tourne monte et descend, puis  à nouveau 25min de marche dans l'autre sens. 
Autant dire que je sollicite pas mal mes chaussures et que le confort et la solidité sont les éléments déterminants dans mes choix. Après comme je suis coquette, si elles sont stylées c'est encore mieux! ;p

Les marques testés et approuvés: 
Ce serait bien trop long de décrire tous les éléments à regarder pour trouver une chaussure de qualité, d'autant que les méthodes de fabrication/conception/matière changent nécessairement selon la coupe du modèle. Et puisqu'il arrive aussi de trouver de "fausse" semelle cousu pour le style... C'est une vraie jungle!
Je vais donc me contenter vous présenter les marques que j'ai déjà testé,  comment elles vivent dans le temps, ainsi qu'une série de marques que je n'ai pas testé mais qui pour moi sont dans la gamme des chaussures "rapport qualité/prix abordables". 


- Les marques des grandes enseignes: 
Loin de moi l'idée de faire ma snob de la chaussure, j'ai aussi des chaussures pas chers provenant de Besson et qui ne m'ont pas coûté plus de 30€. Le problème dans ce type de magasin, c'est que c'est un peu le coup de poker. Nulle doute ici que les cuirs sont de mauvaises qualités, fait dans des conditions discutables, que c'est une simple semelle collées, etc.... Pour autant elle sont toujours là 3 ans après!! 
Deux raisons à cela: je suis bien tombée ET j'en prend soin. Ce n'est pas parce qu'une paire m'a couté 20€ que je ne vais pas lâcher 12-14€ de cordonnier pour refaire la semelle ou que je ne vais pas les entretenir. 

Il y a également de bonnes chaussures à trouver chez Bocage; l'un de mes chouchous. Je les trouve très confortable et la conception semble souvent tenir la route. Dans mon cas, c'est le 1e magasin où les sandales d'été tiennent plus de deux ans sans problème (pas de semelle ultra flingué, pas de cuir distendu qui ne tiens plus le pied, etc).
Le chéri prend souvent ses baskets chez eux (cuir, semelle cousu) et il les a gardé 2 ans en les portant quasi 365 jours (je précise qu'il les bichonne et les cire comme ses autres chaussures, par sûre que tous les mecs soient comme ça hein! ).
Je regrette juste l'emploi récurrent de cuir d'agneau, certes confortable car naturellement très souple... mais un peu plus sensible aux éraflures qu'un bon cuir de vachette tout de même.


- Les marques abordables et/ou méconnues:
Si vous avez un magasin revendant des kickers/doc martens, vous verrez peut-être passer ces marques: Clarks, Pikolinos, Dorking, Neosens. Ils ont de très bons retours, des matières et conceptions assez solides, malgré le fait que ce soit là encore des semelles collées dans la plupart des cas, sauf Pikolinos.  Ce que je regrette, c'est qu'en Province elles soient difficile à trouver et que les sites web marchands donnent quasiment aucun détail sur la conception, contrairement -encore une fois- aux sites de chaussure pour homme. 
Je garderai mes distances avec Kickers car j'ai investit dans une paire de sandales d'été qui a tenu... pas plus d'un été ... -_-" Mauvaise pioche? peut-être... mais à ce prix je préfère aller vers les valeurs sûres!

Je voulais faire un laius sur Neosens dont j'ai deux paires.
Il s'agit d'une marque espagnole au style assez particulier qui propose des chaussures dans des cuirs non refendus, assez bien finis et avec des semelles cousus. Mes paires sont increvables! Elles sont vendues avec une paire de talon à changer, mais comme ils sont en plastique, je les trouve très durs et sonnants. J'ai fini par les faire changer car je trouvais cela un peu désagréable à la longue (enfin au bout de 2 ans, je les ai depuis 5 ans maintenant!). Les talons sont souvent haut (5 à 7cm), mais cette forme en trompette est très confortable. 
Seul bémol: ma paire de bottine a du passer chez le cordonnier car la couture milieu s'enlevait ( elle était cousu trop près du bord). Là encore on n'échappe pas à quelques défauts de conceptions! On trouve pas mal d'informations sur la fabrication des chaussures de cette marque sur leur site, ce qui est assez rare pour cette gamme de prix. 



- Mes nouvelles chaussures; les marques haut de gamme:

Entrons dans le coeur du sujet, parlons des chaussures qui ont donné naissance à cet article!
J'étais donc très jalouse que les hommes trouve "facilement" des chaussures de qualité, et que nous, "pauvre gourde à Carte Bleue qui chauffent" devriont nous contenter de chaussures pas très solides, conçues de manières douteuse, et ce pour quasiment le même prix.
Je suis donc parti en quête d'équivalents, en commençant par les marques recommandés par son super blog de mec dans "l'entrée de gamme de luxe" et oh surprise! Il y a pleins de marques avec une gamme pour femme! Il s'agit donc ici d'une sélection que je n'ai pas testé mais qui reste à explorer! ;)

Dans la liste qui suit, je vais parler de chaussures cousu et soudés. Pour moi, une chaussure cousu est une plus-value, mais je sais que ces coutures ne sont pas possibles sur la majorités des modèles féminins notamment. Cela ne veux pas dire que les modèles sont mauvais car nous entrons -dans tous les cas- dans une gamme de prix où les chaussures commencent à être bien plus solides que la moyenne! ;) Cela ne vous empêche pas non plus de questionner les marques avant tout achat! ;)

- 1083 : Entre 70 et 109€ : Les baskets ce n'est vraiment pas mon truc, je traine tout juste ma petite paire à 15€ de Besson pour dépanner.
J'adore les jeans et la démarche de cette marque, il fallait donc avant leurs chaussures dont la démarche est tout aussi transparente que leurs jeans!;) Matériaux sourcés, recyclés, on est ici dans la même gamme de prix que les baskets Bocage et consors, mais avec une démarche équitable/made in France en plus. Pour les avoirs vu à la boutique Modetic à Roman-sur-Isère, elles semblent bien costauds!

- Meermin: Entre 150 et 200€ - L'un des meilleurs rapport qualité/prix pour messieurs, et une jolies gammes de chaussures de villes pour mesdames. J'aime particulièrement leur gamme de derbies en suédine et leurs boots montantes que j'ai pu voir et essayer lors d'un passage à Madrid. Leurs concepts de crowd-sourcing permet de produire en petite quantité selon la popularité/demandes des clients afin de ne pas surproduire. Tout est cousu goodyear et produit vers le Portugal. Aucun sourcing des matières par contre.



- Bobbies : Entre 120 (baskets) à 150 € - Apparemment réputés pour ses mocassins (avis aux fans), ils semblent avoir une gamme assez large avec pas mal de derbies, de baskets, et quelques escarpins. La chaîne de production est assez détaillés (cuir italien et espagnol soit disant eco-friendly et bêtes bien traités sans en dire davantage ), détail de fabrication des chaussures selon les modèles (baskets cousus, pourquoi les mocassins sont des semelles soudés, etc).

- Pied de biche : Entre 130 et 165€ - Dans la même gamme que Bobbies apparemment, avec des styles plus diversifiés. Seuls les boots sont cousu Blake. Les matériaux sont assez détaillés.

- Shoepassion : Entre 180 et 300€ - On est d'accord, on a clairement passé un pallier vers le haut de gamme! C'est là que j'ai acheté mes fameuses bottines cousues Goodyear, cuir tannage végétale etc... Des chaussures de qualité fabriqué en Espagne, avec des cuirs "propres" provenant d'Europe, une chaine de production plutôt transparente... Et des chaussures très souvent soldés!
Parceque oui, je veux des chaussures de qualité, mais je n'ai absolument pas le budget pour mettre 280€ (le prix de base de mes chaussures) dans des bottines.
Ce site vaut vraiment le coup car si l'on est un peu patient, on peut faire de bonnes affaires. Pour être honnête, j'ai payé 130€ mes chaussures, et j'ai ajouté 30€ d’embauchoirs (ça aussi ce n'est pas évident à trouver chez les femmes).



 

Attention, toutefois si vous n'êtes pas coutumier des semelles cousus: c'est plus solides certes, mais cela demande un entretien évident: entretien du cuir bien sur, mais surtout semelle et patin AVANT de les porter (puisque la couture est à cru) et surveillance de l'usure des patins. De plus, ce sont des cuirs qui demandent quelques ports pour se détendre et se faire à votre pied. Dans le cas de mes bottines, j'ai tout juste eu à casser un peu le devant du pied, sinon ce sont déjà de vrais chaussons! (mon copain est vert, pour lui cette étape augure souvent quelques jours de souffrance en perspectives! )


Voilà je pense avoir fait le tour de ce que j'avais à dire; n'hésitez pas à réagir si vous avez un avis sur la question ou si vous connaissez des petites marques trop méconnues! ;)


jeudi 4 octobre 2018

A mi-chemin


Un soir d'été un peu frais, une promenade en bord de mer un peu venteuse, une journée d'hiver dans un bureau surchauffée; qui n'a pas ressenti le besoin d'une de ces pièces magiques ni trop chaude, ni trop couvrante, mais un peu tout de cela quand même!? Aujourd'hui, je vous présente trois pièces cousu et tricoté dans cette optique. 


Veste Nenuphar: 

Lorsque le patron est sorti, la pièce m'attirait sans être bien certaine que le style s'accorde avec ma garde-robe. Comme je suis faible et que j'avais très envie de tester, j'ai craqué! 

C'est surtout la version unie, épurée et très japonisante qui me plaisait. Je ne suis pas très fan des kimonos façon plage/robe de chambre très bariolés que l'on voit partout dans le commerce. 
Je suis donc parti sur une version très sobre, dans une sorte de toile de soie noire. C'est un tissu qui présente quelques irrégularités de tissage comme le lin, ainsi qu'un aspect un peu tencel aussi.
J'ai souvent eu du mal à marquer les coutures au fer, ce qui se voit un peu sur les photos.  Du coup j'ai cousu la parmenture du col à la main car je n'arrivais pas à avoir un résultat précis et propre à la machine.
Nombreuses étaient les couturières qui n'aimaient pas les fronces au dos. Je suis plutôt de la team pro-fronces pour le coup, je trouve justement que ça allège l'ensemble ( pour ma morphologie en tout cas).









 Plutôt que de le montrer façon été, j'ai choisi de vous le présenter comme je le porte en ce moment: comme une veste mi-saison où l'on peut même glisser un petit gilet fin dessous, avec mon Safran et un châle. Elle est très confortable, même à vélo, et elle trouve doucement sa place dans ma penderie. 
Cousue fin Juillet, je l'ai également pas mal porté sur mes robes avec la taille marquée ( Robes fit and flare standard, ma centaurée, etc) ou lorsque j'avais un short.

J'ai également réalisé cette veste pour ma maman dans un mélange viscose/lin bleu foncé. Elle était bien contente de pouvoir enfiler toute seule une jolie veste alors qu'elle venait de se faire opérer de l'épaule!



 


Fournitures:
1,5m de toile de soie noire (Toto)
2m de mélange lin/viscose en laize 130 (Toto)


Iris shrug:

Melody Hoffmann (alias bmandarines sur les réseaux sociaux) est l'une de mes designeuses tricot préférées. 
D'habitude, j'évite les boléro car je trouve que ça augmente vite ma carrure (comme ce fut le cas pour le Maeve shrug que j'ai revendu). Cette fois-ci, je me suis laissée tentée car j'aimais beaucoup la dentelle et le joli drapé du modèle. 




 Le patron est très limpide, la dentelle est simple et très relaxante à réaliser. Le seul reproche que je trouve au patron c'est le montage de l'encolure. On nous demande de monter un certain nombre de maille, sans aide tels que "2 mailles sur 3" par exemple. Personnellement, je déteste ce genre d'instruction car je me retrouve toujours au bout de mon relevage sans avoir le bon compte et je suis bonne à tout recommencer. Du coup j'ai fait à ma sauce en relevant environ 3 mailles sur 4. 
A part cela, le patron est très bien concu puisque le bolero tombe parfaitement sur les épaules sans en partir toutes les 2 minutes, et les manches sont ajustées juste comme il faut pour bouger dedans sans problème. 


Comme mon fil était plutôt sport que fingering, je n'ai fait que 9 répétitions de motif pour obtenir la taille requise. 
Parlons du fil justement: rien de bien foufou, il s'agit du merinos 150 de Lang. Un fil tout simple mais avec LE vert canard parfait (et non pas bleu canard comme sur la moitié des photos!). Comme ce fil est  un peu élastique, j'avais peur de ne pas obtenir le drapé du modèle, mais finalement ça fonctionne bien. 

J'ai porté cette pièce très souvent pendant l'été, et vu le maxi chauffage au boulot, je pense  également le porter comme petit gilet le reste de l'année. 



Fournitures:
4 pelotes de Merinos 150 de Lang, soit 570m de fil sport. 
Aiguilles 3,75mm


Kyna Shawl: 

J'ai beaucoup de gros châle assez volumineux, j'avais donc envie d'un petit châle que l'on porte comme un foulard. 
J'ai enfin dégainé le joli livre que le chéri m'a offert lors de nos vacances écossaises (acheté à la boutique Shilasdair). Il s'agit d'un recueil de patrons de châles de Lucy Hague, l'une des spécialistes des motifs celtiques. Ce châle est l'un des plus simple, puisqu'il s'agit d'un châle en fingering à un écheveau, tricoté d'une pointe à l'autre, avec un motif d'entrelacs fait de mailles glissées. 







Je pensait le tricoter rapidement; que neni! Le plus compliqué a été de retenir les différentes bordures autour du jersey et du motif. Après 10cm, j'ai compris qu'il fallait réserver ce projet aux moments où je pouvait me concentrer pleinement dessus et surtout pouvoir y consacrer au moins 2h de suite pour le voir avancer. Le centre demande également pas mal d'attention puisqu'il est formé de rangs raccourcis. 
Lorsque l'on possède le livre, on doit parfois naviguer entre deux-trois pages, ce qui est un peu pénible. Vu la complexité des motifs, je trouve quand même le livre bien expliqué et bien pensé. 



Côté laine, il s'agit du mérinos retordu By simone, coloris Mercurey, un très beau rose un peu sourd et légèrement orangé. C'est dommage qu'elle n'ai jamais refait cette couleur car elle est magnifique! J'ai utilisé un peu moins de 400m ( 332m précisément). 

Comme c'est du merinos, le châle glisse un peu sur les épaules. Au bout de quelques ports, j'ai ajouté un bouton à l'une des pointes pour le fixer dans les points ajourés de l'autre côté. 
Je pense qu'il serait plus grand et qu'il gagnerait en tenue avec une autre fibre tel que du bfl ou un fil plus rustique. Ici il fait 150cm par 50.
J'en suis tout de même bien contente et il change un peu de mes autres châles. 





Fournitures: 
1 écheveau de By simone merinos sw (coloris Mercurey)
aiguilles 4mm



A bientôt!