jeudi 28 février 2019

Une étude en gris


Long time no see! 
Je me rend compte que cela fait bien plus de trois mois que je n'ai rien blogué... pourtant j'en ai cousu et tricoté des choses! J'ai fait plusieurs pièces pour monsieur -que je compte vous présenter bientôt- et j'ai cousu plusieurs projets qui ont malheureusement fini à la poubelle... Parmi les winners, il y a trois pièces intemporels qui manquaient à mon dressing. Amis du fluo fuyez, car on va parler de manteau noir, de robe et d'étole grises!


Quart Coat:
A l'automne, je me suis séparée de mes deux manteaux (pas seyant, doublure en liquéfaction et j'en passe). Lorsque ma grand mère m'a donné cette belle gabardine de laine qu'elle avait acheté des siècles en arrière pour faire un manteau d'officier à mon grand père; je ne pouvais pas ne pas faire un nouveau Quart!




Il est vrai que ma première version était une belle réussite, je l'ai beaucoup porté car très confortable et versatile. Toutefois, l'épaisseur du lainage m'empêchait de le mettre à la mi-saison, et j'étais souvent agacée par les zips aux manches qui accrochaient tous mes châles.

Cette version est donc simplifié: pas de zips et pas de boutonnière passepoilée -j'avais peur que mon tissu ne soit pas compatible-. J'ai tout de même conservé les pattes aux épaules et j'ai choisi des boutons officier histoire d'aller au bout de l'idée.

 
Contrairement à ce que la photo laisse penser, il n'attrape pas tant que ça les poils. Quand il y en a, son tissage serré fait qu'ils ne s'accrochent pas beaucoup et se brosse très facilement.



Je le porte non-stop depuis Novembre (en même temps c'est mon seul manteau ^^' ) et je l'adore! Il est encore plus confortable que le premier, et ce tissu est vraiment magique: une belle tenue tout en étant un peu souple, il marque bien au fer, la gabardine se porte avec tout, elle est coupe-vent, et garde la chaleur proportionnellement aux couches que l'on met en dessous. Je peux le porter de l'automne au printemps sans problème! Petit bémol, sa capacité à garder la chaleur atteint ses limites lorsque l'on reste longtemps dehors et qu'il fait 5°, même avec un pull worsted en dessous!

Fournitures:
Patron Quart de Pauline Alice
2,5m de gabardine de laine noire
2,5m de doublure
10 boutons officiers
Passepoil liberty moutarde


Robe Lucette

Depuis que je me suis cousue une robe Lucette version été, je guette les tissus compatibles pour une version hiver... il m'aura donc fallu bien deux ans pour trouver la perle rare!
Trouver un jersey de coton un minimum épais avec un peu de tombé c'est un vrai parcours du combattant! D'ailleurs si vous connaissez des références plutôt fixes dans le même esprit je suis preneuse!


J'ai trouvé mon bonheur chez Cousette (clic), qui proposait ce jersey, vendu avec un peu de souplesse et dont le grammage était assez proche du jersey de Rascol que je connaissais déjà bien.

Rien a dire sur le patron, ce fut une vraie couture plaisir. Je pensais faire des manches longues, mais par manque de métrage j'ai du rester aux manches 3/4. Prévoyez 3 mètres pour des manches longues avec l'option jupe à plis.




Fournitures:
Robe Lucette de Coudre le stretch (option manche 3/4 et jupon à plis creux)
2,5m de jersey de coton Oeko-tex gris chiné



Alize wrap:

J'avais eu un gros coup de coeur pour ce coloris de la Fée fil nommé Edimbourgh: c'est un gris moyen avec des speckles allant du vert clair au vert foncé, passant par des points jaunes. Cela m'a de suite rapeller mes séjours dans ce pays avec tous ces murs pleins de mousse et ces verts incroyables. 

J'avais une idée bien précise en tête: un design épuré et en majorité avec du jersey. Pas évident à trouver, d'autant que le métrage est assez juste (765m).
Pendant longtemps je pensais m'orienter vers le jet stream de Heidi Kirrmaier, principalement grâce à ces deux versions:

Version de Ginny Sheller (clic)

Version de NCL knits (clic)



Mais comme ces couleurs sont plutôt dans ma palette hivernale, j'ai finalement décidé d'y ajouter un fil mohair et d'aller vers un châle DK. 
Le Alize Wrap issu du livre Making stories: Breeze remplissait tous les critères; vient alors le choix du mohair... et là, la douche froide, c'est assez onéreux ces biquettes!
Certes le mohair de Drops reste très abordable, mais j'avais envie d'un fil plus qualitatif.
Le Lang lace et la Ito sensai étaient au coude coude, mais comme la Lang est facilement trouvable en mercerie, c'est elle qui a remporté la compétition!

Le beau Alize Wrap du livre Making stories : Breeze en Tulliver yarn


A titre indicatif, si l'on veut éviter la Drops kid-silk; la Ito sensai (10€ pour 240m) et la Lang lace (12€ pour 310m) restent les moins chers. Je pense que le fort taux de soie (40%) n'y est pas pour rien.
L'écheveau teint à la main le plus compétitif est la base Chimi de Patte de velours (15€ les 400m pour une base 72% mohair, 28% soie).



Le patron est limpide, très méditatif, et les finitions sont très soignés; je n'ai pas grand chose à dire hormis que je suis ravie du résultat!
Par manque de laine single, j'ai du commencer les côtes de fin 10 rangs plus tôt.
Comme je tricotais un peu lâche, l'étole est plus longue que les préconisations: 170 au lieu de 140 cm.

C'est un vrai doudou tout en légèreté et douceur, j'ai l'impression d'avoir un chaton autour du cou!
Le tissu est luxueux, vaporeux, et se porte aisément en étole ou enroulé autour du cou lorsque le besoin s'en fait sentir.









A bientôt!